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Urgence

Glossaire

Chaque terme est présenté avec sa définition simple, sa définition précise, son contexte, la législation et la réglementation applicables, et des références vérifiables au survol.

Consulté, 1 sur 4. Consulté Assez consulté, 2 sur 4. Assez consulté Très consulté, 3 sur 4. Très consulté À ne pas manquer, 4 sur 4. À ne pas manquer

814 terme(s) rédigé(s) · 1 en préparation dans la file éditoriale.

A
Abandon de créance et impôt sur les sociétés Consulté, 1 sur 4.

Quand un créancier renonce à une dette, cela peut avoir des conséquences fiscales pour l'entreprise aidée (un gain imposable) et pour celui qui aide.

Abandon de créance et TVA Assez consulté, 2 sur 4.

Quand une facture impayée est définitivement perdue, l'entreprise peut récupérer la TVA qu'elle avait déjà reversée à l'État.

Abandon et remise de créances fiscales Assez consulté, 2 sur 4.

L'administration fiscale et sociale peut, elle aussi, accepter d'effacer une partie des dettes de l'entreprise en difficulté.

Accords de subordination Assez consulté, 2 sur 4.

Un accord par lequel un créancier accepte d'être payé après d'autres créanciers.

Actif Très consulté, 3 sur 4.

Tout ce que possède l'entreprise et qui a une valeur : trésorerie, machines, stocks, créances clients, locaux…

Action en responsabilité (et procédures collectives) Consulté, 1 sur 4.

Les actions pour faire reconnaître la responsabilité d'un dirigeant ou d'un tiers sont encadrées : en liquidation, c'est souvent le liquidateur qui agit au nom de tous les créanciers.

Action en restitution Consulté, 1 sur 4.

L'action pour récupérer un bien remis à l'entreprise (par exemple un bien loué ou en dépôt) une fois la procédure ouverte.

Action en revendication Assez consulté, 2 sur 4.

L'action par laquelle le propriétaire d'un bien qui se trouve chez l'entreprise en difficulté réclame sa restitution (ex. marchandises livrées avec clause de réserve de propriété non payées).

Action paulienne Assez consulté, 2 sur 4.

L'action qui permet à un créancier de faire écarter un acte par lequel le débiteur a organisé son insolvabilité pour échapper à ses créanciers (ex. vendre un bien à un proche à vil prix) : le bien redevient saisissable par ce créancier, sans que l'acte soit effacé pour autant.

Admission de créance Assez consulté, 2 sur 4.

C'est la reconnaissance officielle d'une dette dans la procédure : le juge dit qu'elle existe, pour tel montant. C'est ce montant qui entrera dans votre plan.

Affectation spéciale Assez consulté, 2 sur 4.

Le fait de réserver un bien ou une somme à un usage ou à un créancier précis.

Agent de sûretés

Une personne qui gère les garanties (sûretés) pour le compte de plusieurs créanciers, notamment dans les gros financements.

Allotissement (et saisie immobilière) Assez consulté, 2 sur 4.

La répartition d'un bien immobilier en lots lors d'une vente forcée.

Annuités du plan Consulté, 1 sur 4.

Les échéances annuelles que l'entreprise doit payer à ses créanciers selon son plan (souvent sur plusieurs années).

Antichrèse

Une garantie ancienne où un bien immobilier est remis au créancier, qui en perçoit les revenus jusqu'au remboursement. Aujourd'hui appelée gage immobilier.

Appel des titres (de créance) Consulté, 1 sur 4.

L'invitation faite aux créanciers de produire les justificatifs de ce qu'on leur doit.

Arrêt des poursuites des créanciers Assez consulté, 2 sur 4.

Dès l'ouverture de la procédure, les créanciers ne peuvent plus poursuivre individuellement l'entreprise pour se faire payer les dettes antérieures. Tout le monde passe par la procédure collective.

Arrêt des voies d'exécution, saisies et exceptions Très consulté, 3 sur 4.

Dès l'ouverture, les créanciers ne peuvent plus faire de saisies sur les biens de l'entreprise pour des dettes antérieures.

Arrêt du cours des intérêts Assez consulté, 2 sur 4.

À partir de l'ouverture de la procédure, les dettes cessent en principe de produire des intérêts, elles n'augmentent plus.

Arrêt ou suspension des poursuites et interdiction de nouvelles actions contre le débiteur Consulté, 1 sur 4.

L'ouverture gèle les poursuites : les créanciers ne peuvent plus lancer ni continuer d'action pour se faire payer les dettes antérieures.

Assignation en redressement ou en liquidation judiciaire Assez consulté, 2 sur 4.

C'est quand un créancier saisit le tribunal à votre place pour demander l'ouverture d'une procédure. Vous n'êtes pas démuni : vous pouvez répondre, et même proposer une autre solution.

Associé (responsabilité vis-à-vis des créanciers) Consulté, 1 sur 4.

Selon la forme de société, un associé peut être responsable ou non des dettes : limité à son apport (SARL, SAS) ou indéfiniment (SNC, société civile).

Attribution judiciaire Très consulté, 3 sur 4.

Le fait, pour un créancier garanti (par un gage par exemple), de se faire attribuer le bien en paiement par le juge, plutôt que de le vendre.

Avertissement des créanciers Assez consulté, 2 sur 4.

Certains créanciers (ceux titulaires d'une garantie publiée ou d'un contrat publié) doivent être prévenus personnellement de la procédure pour déclarer leur créance.

Avocat (et procédure collective) Assez consulté, 2 sur 4.

L'avocat conseille et défend le dirigeant, les créanciers ou les organes tout au long de la procédure (déclaration de créance, contestation, plan, sanctions…).

C
Caisse des dépôts et consignations (CDC) Assez consulté, 2 sur 4.

L'établissement public où sont déposées, en sécurité, les sommes maniées dans les procédures (fonds des liquidations).

Carry back et crédits d'impôts Assez consulté, 2 sur 4.

Le report en arrière d'un déficit (carry back) permet de récupérer de l'impôt déjà payé, une créance qui peut aider la trésorerie.

Certificat d'irrécouvrabilité Consulté, 1 sur 4.

Un document attestant qu'une créance ne pourra pas être recouvrée, utile notamment pour la récupérer en TVA.

Cession de créance ou délégation (cession Dailly) Assez consulté, 2 sur 4.

Un mode de financement où l'entreprise cède ses factures à sa banque pour obtenir de l'argent tout de suite (cession Dailly).

Cession des biens du débiteur (en liquidation judiciaire) Très consulté, 3 sur 4.

En liquidation, on vend les biens de l'entreprise (de gré à gré ou aux enchères) pour payer les créanciers.

Classes de parties affectées (fonctionnement, adoption du plan et recours) Assez consulté, 2 sur 4.

Pour les grandes entreprises, les créanciers et associés touchés par le plan votent par groupes (classes). Un groupe opposé peut, sous conditions, être passé outre.

Clause d'insaisissabilité Assez consulté, 2 sur 4.

Une protection rendant certains biens insaisissables par les créanciers (par ex. la résidence principale de l'entrepreneur individuel).

Clause de recouvrement (contrats de prêt et autres) Assez consulté, 2 sur 4.

Les clauses d'un prêt qui prévoient un remboursement anticipé en cas de difficulté (déchéance du terme) sont souvent neutralisées par l'ouverture de la procédure.

Clause de solidarité Assez consulté, 2 sur 4.

Une clause où plusieurs personnes s'engagent chacune à payer la totalité de la dette (le créancier peut réclamer à l'une pour le tout).

Clause de voie parée Assez consulté, 2 sur 4.

Une clause interdite qui permettrait à un créancier de vendre lui-même le bien gagé sans passer par la justice.

Clôture de la liquidation judiciaire pour insuffisance d'actif Très consulté, 3 sur 4.

La liquidation se termine parce qu'il n'y a plus assez de biens pour payer les dettes. En principe, les créanciers ne peuvent plus vous poursuivre ensuite, c'est ce qui permet le rebond.

Collocation Consulté, 1 sur 4.

Le classement des créanciers dans l'ordre où ils seront payés sur le produit d'une vente (qui passe avant qui).

Comités de créanciers Assez consulté, 2 sur 4.

Ancien dispositif où les principaux créanciers votaient le plan en assemblées : il a été remplacé par les « classes de parties affectées ».

Commissaire à l'exécution du plan de sauvegarde ou de redressement Assez consulté, 2 sur 4.

La personne qui surveille le bon paiement du plan (les annuités aux créanciers) après son adoption.

Compensation Assez consulté, 2 sur 4.

Quand deux personnes se doivent réciproquement de l'argent, leurs dettes s'annulent à hauteur du plus petit montant. En procédure, elle n'est possible qu'entre dettes liées (connexes).

Compétence du juge-commissaire Consulté, 1 sur 4.

Le juge-commissaire tranche les questions courantes de la procédure (admission des créances, autorisations de vente…) par ordonnances.

Compte courant d'associé Assez consulté, 2 sur 4.

L'argent prêté par un associé à sa société (via un compte courant). En procédure, c'est une créance de l'associé, souvent bloquée ou traitée comme les autres.

Compte courant d'associé et sanctions Consulté, 1 sur 4.

Se faire rembourser son compte courant juste avant les difficultés, au détriment des autres créanciers, peut être annulé et sanctionné.

Conciliation À ne pas manquer, 4 sur 4.

C'est une négociation confidentielle, encadrée par le tribunal, entre le dirigeant et ses principaux créanciers, avec l'aide d'un conciliateur. But : trouver un accord amiable pour rééchelonner les dettes, sans procédure publique.

Concordat

L'ancien nom de l'accord entre un débiteur et ses créanciers pour étaler ou réduire les dettes. Le droit moderne parle de « plan ».

Congés payés (indemnité compensatrice) Consulté, 1 sur 4.

Les congés payés non pris par un salarié licencié lui sont dus en argent (indemnité) : une créance salariale garantie par l'AGS.

Conseil des prud'hommes (et procédure collective) Consulté, 1 sur 4.

Le tribunal des litiges du travail. En procédure collective, il reste compétent pour fixer les créances des salariés, mais dans un cadre particulier.

Consignation

Le dépôt d'une somme entre les mains d'un tiers de confiance (souvent la Caisse des dépôts) pour la mettre en sécurité en attendant sa répartition.

Consignation des répartitions non encaissées Consulté, 1 sur 4.

L'argent d'une répartition non réclamé par un créancier est consigné (mis de côté) un certain temps avant d'être, éventuellement, dévolu à l'État.

Consultation des créanciers (sur les propositions de plan) Assez consulté, 2 sur 4.

Avant d'arrêter un plan, on demande aux créanciers leur accord sur les délais et remises proposés.

Contestation de créance Consulté, 1 sur 4.

C'est le fait de dire pourquoi une créance réclamée n'est pas due, en tout ou en partie. Vous pouvez le faire, et c'est le moment où c'est le plus simple.

Contravention (code de la route) Consulté, 1 sur 4.

Les amendes (routières notamment) suivent le régime des créances : celles nées avant la procédure se déclarent, comme les autres dettes.

Contrôleur Consulté, 1 sur 4.

Un créancier désigné pour assister le mandataire et surveiller le bon déroulement de la procédure, dans l'intérêt de tous les créanciers.

Conversion de créances en titres Assez consulté, 2 sur 4.

Transformer une dette en parts de la société : le créancier devient associé au lieu d'être remboursé (souvent dans les restructurations).

Copropriété

Quand un immeuble est partagé entre plusieurs propriétaires (lots). Les charges de copropriété impayées suivent le régime des créances.

Créance

Une somme due à quelqu'un (le créancier) par une autre personne (le débiteur).

Créance à échoir Consulté, 1 sur 4.

Une dette pas encore arrivée à échéance (le paiement n'est pas encore exigible).

Créance alimentaire

Une dette destinée à faire vivre une personne (pension alimentaire). Elle échappe aux règles de déclaration de la procédure.

Créance antérieure / créance postérieure au jugement

La date du jugement d'ouverture partage les dettes : les « antérieures » (avant) se déclarent et sont gelées ; les « postérieures » utiles sont payées normalement.

Créance chirographaire Consulté, 1 sur 4.

Une dette « simple » : le créancier n'a aucune garantie particulière (ni hypothèque, ni gage, ni privilège) et passe après les créanciers garantis.

Créance échue

Une dette arrivée à échéance : le paiement est exigible immédiatement.

Créance environnementale Consulté, 1 sur 4.

Les coûts de dépollution ou de remise en état d'un site peuvent constituer une charge lourde, dont le sort en procédure est débattu.

Créance éventuelle ou provisionnelle Consulté, 1 sur 4.

Une créance encore incertaine dans son montant (par exemple un litige en cours). Elle se déclare sur la base d'une estimation.

Créance fiscale et sociale (provisionnelle et définitive) Consulté, 1 sur 4.

Les dettes envers le fisc et l'URSSAF se déclarent, souvent d'abord de façon provisoire, puis sont fixées définitivement dans un délai.

Créance non déclarée Très consulté, 3 sur 4.

Une créance oubliée dans les délais est « forclose » : le créancier ne sera pas payé, sauf à obtenir un relevé de forclusion.

Créance omise sur l'état des créances Assez consulté, 2 sur 4.

Si une créance admise a été oubliée dans la liste officielle, une rectification est possible pour rétablir le créancier dans ses droits.

Créance privilégiée Consulté, 1 sur 4.

Une créance qui bénéficie d'un droit de passer avant les autres pour être payée (salaires, frais de justice, sûretés).

Créance salariale (paiement et intervention de l'AGS) Consulté, 1 sur 4.

Les salaires et indemnités dus aux salariés sont payés en priorité, et si l'entreprise ne peut pas, l'AGS avance les sommes.

Créances des producteurs agricoles Consulté, 1 sur 4.

Les producteurs agricoles impayés de leurs livraisons bénéficient d'une protection particulière (privilège) en cas de faillite de leur acheteur.

Créancier Très consulté, 3 sur 4.

La personne à qui l'entreprise doit de l'argent (fournisseur, banque, fisc, salarié…).

Créancier inscrit

Un créancier dont la garantie est publiée (hypothèque, nantissement) : il est averti personnellement et payé selon son rang.

Créanciers disparus Consulté, 1 sur 4.

Des créanciers introuvables ou non identifiés au moment des répartitions : leur part est consignée.

D
Déchéance du terme Consulté, 1 sur 4.

Quand un prêteur peut exiger le remboursement immédiat de tout le prêt (par exemple en cas d'impayé). Une déchéance liée à la seule procédure est neutralisée.

Déclaration d'insaisissabilité Consulté, 1 sur 4.

L'acte notarié par lequel un entrepreneur individuel protège certains biens fonciers (autres que sa résidence principale, déjà protégée de droit) des créanciers professionnels.

Déclaration de créance Assez consulté, 2 sur 4.

La démarche par laquelle un créancier fait connaître officiellement ce que l'entreprise en procédure lui doit, dans un délai strict.

Délai de déclaration de créance Consulté, 1 sur 4.

Le temps imparti aux créanciers pour déclarer ce que l'entreprise leur doit, à peine de ne plus être payés. En principe deux mois.

Délai de demande de relevé de forclusion Consulté, 1 sur 4.

Si un créancier a raté le délai pour déclarer sa créance, il dispose d'un délai limité pour demander à être « relevé » de cette forclusion.

Délai de revendication Consulté, 1 sur 4.

Le temps limité dont dispose un propriétaire (par exemple un fournisseur avec clause de réserve de propriété) pour réclamer son bien détenu par l'entreprise.

Délégation de créance Assez consulté, 2 sur 4.

Une opération où un débiteur désigne quelqu'un d'autre pour payer sa dette à sa place (par exemple un client qui paie directement le fournisseur de son fournisseur).

Dispense de vérification des créances Assez consulté, 2 sur 4.

Quand il n'y a pas assez d'actif pour payer les créanciers ordinaires, le juge peut décider de ne pas vérifier toutes les créances (inutile).

Dividende

En procédure, la part reversée à chaque créancier lors des répartitions (à ne pas confondre avec le dividende versé aux actionnaires).

Dividendes et répartitions non encaissés

Les parts non réclamées par des créanciers introuvables sont mises de côté (consignées).

Divorce (et changement de régime matrimonial) et procédures collectives Consulté, 1 sur 4.

Un divorce ou un changement de régime matrimonial peut modifier le patrimoine du dirigeant et intéresse ses créanciers professionnels.

Droit de suite

Le droit d'un créancier garanti de saisir le bien même s'il a été vendu à quelqu'un d'autre (typiquement pour une hypothèque).

E
F
G
H
I
Incompétence du juge-commissaire (vérification des créances) Consulté, 1 sur 4.

Le juge-commissaire ne peut pas trancher certaines contestations sérieuses de créances : il doit alors renvoyer les parties devant le juge compétent.

Indu

Un paiement effectué à tort (par erreur, ou pour une dette qui n'existait pas) : celui qui l'a reçu doit le restituer.

Inopposabilité Assez consulté, 2 sur 4.

Quand un acte, valable entre ses auteurs, ne peut pas être invoqué contre certaines personnes (par exemple les créanciers de la procédure).

Inopposabilité de la créance non déclarée Assez consulté, 2 sur 4.

Si un créancier ne déclare pas sa créance à temps, il ne peut plus la faire valoir dans la procédure (mais la dette n'est pas effacée pour toujours).

Instance en cours (et procédure collective) Consulté, 1 sur 4.

Les procès déjà engagés au moment de l'ouverture sont suspendus, puis repris après déclaration de la créance, pour faire constater son montant.

Interdiction de l'accroissement de l'assiette d'une sûreté Consulté, 1 sur 4.

Après l'ouverture, un créancier ne peut plus étendre sa garantie à de nouveaux biens du débiteur.

Interdiction de paiement des dettes antérieures et exceptions Consulté, 1 sur 4.

À partir du jugement, vous n'avez plus le droit de payer ce que vous deviez avant. Ce n'est pas une option : c'est la loi, et elle vous protège autant qu'elle protège vos créanciers.

Interdiction des actions en paiement et voies d'exécution Consulté, 1 sur 4.

À l'ouverture, les créanciers ne peuvent plus poursuivre individuellement le débiteur ni saisir ses biens : c'est l'arrêt des poursuites.

Irrécouvrabilité Consulté, 1 sur 4.

Le caractère d'une créance qu'on ne pourra jamais récupérer ; elle est alors passée en perte, ce qui ouvre parfois droit à récupérer la TVA.

J
L
M
Maison d'habitation et liquidation judiciaire Consulté, 1 sur 4.

Le logement de l'entrepreneur : sa résidence principale est protégée de plein droit face aux créanciers professionnels, même en liquidation.

Mandat ad hoc Très consulté, 3 sur 4.

C'est l'outil de prévention le plus souple et le plus discret : à la demande du dirigeant, le président du tribunal nomme une personne de confiance (le mandataire ad hoc) pour l'aider à négocier avec ses créanciers. Rien n'est rendu public.

Mandataire ad hoc Assez consulté, 2 sur 4.

Un tiers de confiance désigné à la demande du dirigeant pour l'aider à négocier avec ses créanciers, en toute confidentialité, avant toute cessation des paiements.

Mandataire judiciaire Très consulté, 3 sur 4.

Le professionnel nommé par le tribunal pour représenter les créanciers : c'est à lui que l'on déclare ses créances.

Mandataire liquidateur Consulté, 1 sur 4.

Autre nom du liquidateur : le mandataire de justice qui réalise l'actif et paie les créanciers en liquidation.

Marc le franc Très consulté, 3 sur 4.

Une règle de répartition proportionnelle : chaque créancier de même rang reçoit une part proportionnelle à sa créance sur les fonds disponibles.

Masse (des créanciers) Consulté, 1 sur 4.

Un ancien concept regroupant les créanciers en une entité dotée de la personnalité juridique. Il a été supprimé ; on parle aujourd'hui de collectivité des créanciers.

Masse des obligataires Consulté, 1 sur 4.

Le groupement des porteurs d'obligations d'une société, qui les représente collectivement, notamment en cas de restructuration de la dette.

Meuble

Un bien qui peut être déplacé (matériel, marchandises, argent, créances). Sa réalisation en procédure suit des règles propres.

Monopole d'action dans l'intérêt des créanciers Consulté, 1 sur 4.

Seul le mandataire judiciaire peut agir au nom de tous les créanciers ; un créancier ne peut pas, seul, exercer une action qui profiterait à l'ensemble.

N
O
P
Pacte commissoire

Une clause permettant à un créancier garanti de devenir propriétaire du bien gagé si le débiteur ne paie pas, sans vente.

Paiement préférentiel Assez consulté, 2 sur 4.

Un paiement qui favorise un créancier au détriment des autres ; en période suspecte, il peut être annulé pour rétablir l'égalité.

Paiement provisionnel

Un acompte versé à un créancier avant la répartition finale, quand sa créance est certaine et que les fonds le permettent.

Passif Très consulté, 3 sur 4.

L'ensemble des dettes de l'entreprise. Son évaluation, par la vérification des créances, est au cœur de la procédure.

Portabilité des dividendes du plan Consulté, 1 sur 4.

Le mécanisme assurant que les sommes prévues par le plan continuent d'être versées aux créanciers, même en cas d'évolution de la situation.

Post money (privilège de financement du plan) Consulté, 1 sur 4.

Ceux qui financent l'entreprise après l'adoption du plan bénéficient, comme pour l'argent frais de la conciliation, d'une priorité de remboursement en cas de nouvel échec.

Pouvoir pour déclarer créance Consulté, 1 sur 4.

La capacité ou la délégation nécessaire pour déclarer valablement une créance au nom d'un créancier (par exemple un préposé de banque).

Préférence Assez consulté, 2 sur 4.

Le fait, pour un créancier garanti, d'être payé avant les autres sur un bien ou sur le prix de sa vente.

Préjudice distinct Consulté, 1 sur 4.

Le dommage personnel propre à un créancier, différent de celui subi par l'ensemble des créanciers, qui seul lui permet d'agir individuellement.

Prépack (sauvegarde financière accélérée) Consulté, 1 sur 4.

Une sauvegarde express réservée à la restructuration de la dette, préparée en conciliation puis adoptée très vite avec l'accord d'une large majorité de créanciers.

Privilège de financement de la période d'observation Consulté, 1 sur 4.

Les créances nées pendant la période d'observation (fournisseurs, financements utiles) sont payées en priorité, pour permettre la poursuite d'activité.

Privilège de juridiction

Une règle attribuant, dans certains cas, la compétence à une juridiction déterminée en raison de la qualité d'une partie ou de la nature de l'affaire.

Privilège de sécurité sociale Très consulté, 3 sur 4.

Les cotisations sociales impayées bénéficient d'un droit de priorité de paiement au profit des organismes sociaux (Urssaf).

Privilège des salariés Assez consulté, 2 sur 4.

Les salaires impayés sont payés en priorité, avant presque tous les autres créanciers (superprivilège), et avancés par l'AGS.

Privilège du Trésor public Consulté, 1 sur 4.

Les impôts impayés bénéficient d'un droit de priorité de paiement au profit de l'État, dans un certain ordre.

Privilèges (et ordre des privilèges) Consulté, 1 sur 4.

Les droits de priorité de paiement de certains créanciers et le classement entre eux, qui décide qui est payé d'abord.

Procédure de distribution Consulté, 1 sur 4.

L'étape où le prix de vente des biens est réparti entre les créanciers selon leur rang.

Procès en cours (et procédure collective) Assez consulté, 2 sur 4.

Les procès déjà engagés au moment de l'ouverture sont suspendus, puis repris après déclaration de la créance, uniquement pour en fixer le montant.

Production de créance Assez consulté, 2 sur 4.

Terme ancien pour la déclaration de créance : l'acte par lequel un créancier fait connaître ce que l'entreprise lui doit.

Prud'hommes (procédure en cours) Consulté, 1 sur 4.

Un litige devant le conseil de prud'hommes (salarié contre employeur) en cours au moment de l'ouverture est suspendu, puis repris après déclaration de la créance.

Publicité des inscriptions de privilège

L'enregistrement public de certaines garanties (privilège du Trésor, de l'Urssaf) au-delà d'un montant, pour informer les tiers et rendre le privilège opposable.

Purge

L'opération qui efface les hypothèques et privilèges grevant un bien lors de sa vente, pour le transmettre libre à l'acquéreur.

R
Radiation des inscriptions Consulté, 1 sur 4.

La suppression au registre d'une garantie (hypothèque, privilège) devenue sans objet, par exemple après paiement ou vente purgée.

Rang des créances Consulté, 1 sur 4.

La place d'un créancier dans l'ordre de paiement, qui détermine s'il sera payé avant ou après les autres.

Reddition de comptes Consulté, 1 sur 4.

L'obligation, pour le mandataire, de rendre compte de sa gestion (fonds reçus, dépenses, répartitions) en fin de mission.

Registre des sûretés Assez consulté, 2 sur 4.

Le fichier public recensant les garanties prises sur les biens d'une entreprise (nantissements, privilèges, gages).

Relevé de forclusion (voies de recours) Assez consulté, 2 sur 4.

Vous avez déclaré votre créance trop tard ? Vous êtes « forclos » et normalement pas payé. Le relevé de forclusion est la seconde chance : le juge peut vous réintégrer si votre retard n'est pas de votre faute.

Relevé de forclusion et forclusion (déclaration de créance) Consulté, 1 sur 4.

Un créancier qui a oublié de déclarer dans les délais perd son droit d'être payé. Il peut demander à être « relevé » de cette sanction, mais seulement dans deux cas, dont l'un dépend de vous.

Remise de dettes fiscales et sociales Consulté, 1 sur 4.

L'effacement d'une partie des dettes fiscales et sociales accordé, sous conditions, par les créanciers publics à l'entreprise en difficulté.

Renouvellement des inscriptions Consulté, 1 sur 4.

Certaines garanties inscrites (hypothèques, privilèges) doivent être renouvelées avant leur expiration pour rester valables.

Répartition du produit de la liquidation judiciaire Très consulté, 3 sur 4.

La distribution de l'argent obtenu par la vente des biens entre les créanciers, selon leur rang.

Répétition de l'indu Consulté, 1 sur 4.

Le droit de récupérer une somme payée à tort (par erreur ou sans devoir la payer).

Représentant des créanciers Consulté, 1 sur 4.

L'ancien nom du mandataire judiciaire : le professionnel qui représente les intérêts collectifs des créanciers.

Représentant des salariés Assez consulté, 2 sur 4.

Un salarié désigné pour vérifier les créances salariales et représenter le personnel pendant la procédure.

Reprise de la liquidation judiciaire (après clôture) Assez consulté, 2 sur 4.

Une liquidation close peut être reprise si l'on découvre des biens oubliés ou des actions non exercées au profit des créanciers.

Reprise des poursuites (après clôture pour insuffisance d'actif) Assez consulté, 2 sur 4.

Après une liquidation clôturée faute d'actif, les créanciers ne peuvent en principe plus poursuivre le débiteur, sauf exceptions (fraude, condamnation pénale…).

Reprise des poursuites après le terme du plan Assez consulté, 2 sur 4.

À la fin d'un plan exécuté, les créanciers ne peuvent en principe plus réclamer ce qui a été effacé ; le débiteur est libéré pour la part abandonnée.

Résidence principale Consulté, 1 sur 4.

Le logement principal de l'entrepreneur individuel est protégé de plein droit : ses créanciers professionnels ne peuvent pas le saisir.

Résolution du plan Assez consulté, 2 sur 4.

C'est l'annulation du plan par le tribunal quand l'entreprise ne tient plus ses engagements. Le sursis prend fin, et les créanciers retrouvent leurs droits pour ce qui n'a pas été payé.

Restitution Consulté, 1 sur 4.

Le fait de rendre un bien à son propriétaire (par exemple un bien loué, prêté, ou vendu avec réserve de propriété) détenu par l'entreprise.

Rétention

Le droit de garder un bien tant qu'on n'a pas été payé. C'est une position très forte face aux autres créanciers.

Retrait contre paiement (et droit de rétention) Consulté, 1 sur 4.

Le débiteur peut, avec l'autorisation du juge, payer un créancier pour récupérer un bien que celui-ci retenait (utile à l'activité).

Revendication et restitution Consulté, 1 sur 4.

Le droit du propriétaire d'un bien détenu par l'entreprise (fournisseur avec réserve de propriété, crédit-bailleur) de le réclamer et de le récupérer.

S
Saisie Consulté, 1 sur 4.

Une procédure permettant à un créancier de faire bloquer ou vendre un bien du débiteur pour être payé. Elle est arrêtée net par l'ouverture d'une procédure collective. Une saisie déjà engagée mais non aboutie ne reprend pas : le créancier doit déclarer sa créance.

Saisie sur salaire et AGS

La retenue sur salaire pour payer un créancier est encadrée ; en procédure, les salaires impayés sont avancés par l'AGS.

Sauvegarde accélérée Très consulté, 3 sur 4.

Une sauvegarde express préparée en conciliation, permettant d'adopter très vite un plan avec l'accord d'une majorité de créanciers.

Sauvegarde financière accélérée Assez consulté, 2 sur 4.

Une variante de la sauvegarde accélérée limitée aux créanciers financiers (banques, obligataires), sans toucher les fournisseurs.

Solidarité (et clauses de solidarité) Consulté, 1 sur 4.

La solidarité oblige chaque codébiteur à payer la totalité de la dette ; le créancier peut réclamer le tout à l'un d'eux.

Subrogation

Le mécanisme par lequel une personne qui paie la dette d'autrui prend la place du créancier et peut agir à son tour (par exemple l'AGS après avoir avancé les salaires).

Super-privilège de la copropriété Assez consulté, 2 sur 4.

Les charges de copropriété impayées bénéficient d'un privilège particulier lors de la vente du lot, garantissant leur paiement prioritaire.

Superprivilège (des salaires) Consulté, 1 sur 4.

La priorité absolue donnée aux 60 derniers jours de salaire : ils doivent être payés avant presque tout le reste.

Sûreté Assez consulté, 2 sur 4.

Une garantie protégeant le créancier contre le risque de non-paiement (caution, hypothèque, gage, nantissement…).

Suspension des poursuites et des voies d'exécution Consulté, 1 sur 4.

Dès l'ouverture, les créanciers ne peuvent plus poursuivre le débiteur ni saisir ses biens pour les dettes antérieures : c'est un temps de répit essentiel.

Syndicat de copropriété

L'ensemble des copropriétaires d'un immeuble, doté de la personnalité juridique et créancier des charges impayées.

T
V

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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