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Urgence

Article L622-24 du Code de commerce

En vigueur Depuis le 31/12/2025 · Source : Légifrance · Code de commerce
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L'essentiel en quelques secondes
Partie législative

À partir de la publication du jugement, tous les créanciers dont la créance est née antérieurement, à l'exception des salariés, adressent la déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire dans des délais fixés par décret.

Le texte renvoie au décret pour le délai : c'est là que se joue l'essentiel du risque pour le créancier.

Art. R622-24

Deux mois à compter de la publication au BODACC, plus deux mois pour les créanciers qui ne demeurent pas sur le territoire de la juridiction.

Art. R622-21

Le mandataire judiciaire avertit les créanciers connus dans les quinze jours du jugement ; les cocontractants d'un contrat résilié ont un mois pour déclarer la créance de résiliation.

Les créanciers titulaires d'une sûreté publiée ou liés au débiteur par un contrat publié sont avertis personnellement. Le délai de déclaration court à compter de la notification de cet avertissement.

Pour ces créanciers, le compte à rebours ne part pas du BODACC mais de l'avertissement reçu : deux calendriers coexistent.

Pas de texte réglementaire propre à cet alinéa.

Lorsque le débiteur a porté une créance à la connaissance du mandataire judiciaire, il est présumé avoir agi pour le compte du créancier tant que celui-ci n'a pas déclaré lui-même.

C'est le point qui concerne directement le dirigeant : votre liste de créanciers vaut déclaration. Une omission, en revanche, rouvre au créancier le relevé de forclusion (Art. L622-26 Article L622-26 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde A défaut de déclaration dans les délais prévus à l'article L. 622-24, les créanciers ne sont pas admis dans les répartitions et les dividendes à moins que le juge-commissaire ne les relève de leur forclusion s'ils établi... En vigueur depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → ).

Pas de texte réglementaire propre à cet alinéa.

Les créances du Trésor public et des organismes sociaux non assorties d'un titre exécutoire sont admises à titre provisionnel. Leur établissement définitif doit intervenir dans les douze mois de la publication du jugement, ou avant le dépôt du compte rendu de fin de mission en cas de contrôle ou de rectification.

Une créance fiscale ou sociale affichée au passif n'est pas figée : elle peut être revue à la baisse comme à la hausse pendant douze mois.

Pas de texte réglementaire propre à cet alinéa.

Les créances nées régulièrement après le jugement autres que celles du I de Art. L622-17 Article L622-17 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde I.-Les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture pour les besoins du déroulement de la procédure ou de la période d'observation, ou en contrepartie d'une prestation fournie au débiteur pendant cette pério... En vigueur depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → sont soumises au même régime, les délais courant à compter de la date d'exigibilité. Les créances alimentaires ne sont pas soumises à ces dispositions.

Toutes les créances postérieures ne sont pas privilégiées : celles qui ne servent ni la procédure ni l'activité doivent être déclarées comme les autres.

Pas de texte réglementaire propre à cet alinéa.

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Tous les textes répertoriés en regard
Comment gérer cet article

Le levier du dirigeant, ici, c'est la liste des créanciers remise aux organes (Art. L622-6 Article L622-6 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Dès l'ouverture de la procédure, il est dressé un inventaire du patrimoine du débiteur qui constitue le gage de ses créanciers professionnels ainsi que des garanties qui le grèvent. Cet inventaire, remis à l'administrate... En vigueur depuis le 15/05/2022 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → ). Une liste exhaustive et exacte vaut déclaration pour le compte de vos créanciers : elle fige le passif tôt et évite les mauvaises surprises. Une liste incomplète produit l'effet inverse : le créancier omis obtiendra son relevé de forclusion (Art. L622-26 Article L622-26 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde A défaut de déclaration dans les délais prévus à l'article L. 622-24, les créanciers ne sont pas admis dans les répartitions et les dividendes à moins que le juge-commissaire ne les relève de leur forclusion s'ils établi... En vigueur depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → ) et entrera plus tard, quand votre plan sera déjà bâti. Ensuite, rapprochez chaque déclaration reçue de votre balance : les écarts se contestent bien plus facilement au stade de la vérification qu'après l'admission. Enfin, surveillez les créances fiscales et sociales provisionnelles : elles sont souvent déclarées haut et l'établissement définitif, dans les douze mois, est le moment de les ramener au réel.

Forces pour le dirigeant
  • La créance portée sur votre liste vaut déclaration : vous maîtrisez le recensement du passif.
  • Les salariés sont dispensés : leurs créances passent par le relevé et l'AGS, sans risque de forclusion.
  • Les créances fiscales et sociales provisionnelles peuvent être corrigées avant l'établissement définitif.
  • Le délai de deux mois clôt rapidement le recensement et permet de construire le plan sur un passif connu.
Faiblesses et pièges
  • Une omission dans votre liste ouvre au créancier le relevé de forclusion : le passif peut se rouvrir tardivement.
  • Deux calendriers coexistent (BODACC et avertissement personnel), ce qui complique le suivi des délais.
  • Les créances fiscales et sociales entrent souvent surévaluées au passif provisionnel.
  • Les créances postérieures non privilégiées doivent aussi être déclarées, ce que beaucoup de créanciers ignorent.

Analyse rédigée par la rédaction du site : elle éclaire le texte officiel sans s'y substituer et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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