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Urgence

Article L611-6 du Code de commerce

En vigueur Depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce
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L'essentiel, tout simplement
En clair

C'est la procédure du dernier moment utile, et la seule qui enjambe la ligne. Vous écrivez au président du tribunal en exposant votre situation et ce dont vous avez besoin pour vous en sortir. Il désigne quelqu'un, souvent un administrateur judiciaire, dont le métier est de faire s'asseoir vos créanciers autour d'une table. Vous pouvez même proposer un nom. Rien n'est rendu public : c'est ce qui permet de négocier sans que votre banque, vos clients ou vos concurrents l'apprennent. Vous avez quatre mois, cinq en poussant, ce qui est court et c'est voulu : personne ne négocie sérieusement sans échéance. Et si un accord se dessine, vous choisissez à la fin entre le faire simplement valider, ce qui reste discret, ou le faire homologuer, ce qui devient public mais protège bien davantage ceux qui remettent de l'argent.

À ne pas faire
  • Ne confondez pas avec le mandat ad hoc : lui ne remplace pas la déclaration, et le délai de quarante-cinq jours continue de courir.
  • N'écartez pas un créancier important par crainte d'un refus : un accord conclu sans lui tiendra mal.
  • Si la conciliation échoue, vous ne pourrez pas en rouvrir une avant trois mois.
  • Fixez-vous une date limite personnelle avant le terme légal : espérer trop longtemps est la première cause d'échec.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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