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Urgence
Cass. com. · 01/04/2014 · n° 13-13.574

Le délai de trois mois de la revendication, sanctionné par la forclusion, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de propriété

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Arrêt commenté Rendu le 1 avril 2014 · Source : texte officiel
L'essentiel, tout simplement
  • Le propriétaire d'un bien mobilier détenu par une entreprise en procédure collective doit le réclamer officiellement : c'est la revendication.
  • Il a trois mois à compter de la publication du jugement d'ouverture pour agir ; passé ce délai, il perd le droit de réclamer.
  • La Cour juge ce couperet compatible avec le droit de propriété, car il répond à un motif d'intérêt général.
En clair

Quand une entreprise est placée en procédure collective, le propriétaire de biens mobiliers qui se trouvent entre ses mains doit les réclamer officiellement dans les trois mois suivant la publication du jugement d'ouverture. Passé ce délai, il perd le droit de réclamer : c'est la forclusion. La question posée était de savoir si ce couperet portait une atteinte excessive au droit de propriété. La Cour de cassation répond que non : ce délai répond à un motif d'intérêt général, et l'atteinte au droit de propriété n'est pas disproportionnée. Le message pour tout propriétaire tient en une ligne : surveiller la publication du jugement d'ouverture et agir dans les trois mois.

À retenir pour ne pas se tromper
  • Trois mois à compter de la publication du jugement d'ouverture, pas un de plus : après, le droit de revendiquer est perdu, et ce délai a été jugé conforme au droit de propriété.
  • Propriétaire d'un bien détenu par une entreprise en difficulté ? Le sort de votre bien dépend de votre réactivité dès l'ouverture de la procédure.

Les textes que cet arrêt applique

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Relu et validé le 31 août 2026 par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge des procédures collectives et juge-commissaire.

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Commentaire signé, source vérifiée le 29/08/2026. La décision elle-même est consultable sur sa source officielle : seul ce texte fait foi. Le commentaire éclaire la portée pratique, il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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