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Urgence
Cass. ass. plén. · 24/01/2003 · n° 00-41.741

La lettre de licenciement notifiée en période d'observation doit viser l'ordonnance du juge-commissaire, sous peine d'être réputée sans cause réelle et sérieuse

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Arrêt commenté Rendu le 24 janvier 2003 · Source : texte officiel

Ce que l'arrêt décide

Lorsque l'administrateur procède au licenciement d'un salarié d'une entreprise en redressement judiciaire, en application de l'ordonnance du juge-commissaire autorisant des licenciements économiques présentant un caractère urgent, inévitable et indispensable, la lettre de licenciement que l'administrateur est tenu d'adresser au salarié doit comporter le visa de cette ordonnance ; à défaut, le licenciement est réputé sans cause réelle et sérieuse.

La portée pratique
Rendu sous l'empire de l'article L. 621-37 ancien du code de commerce ; la règle est aujourd'hui portée par l'article L. 631-17, d'où l'absence de renvoi déclaré.
L'histoire et l'esprit de la solution
Un licenciement avait été notifié par l'administrateur d'une entreprise en redressement judiciaire, en application de l'ordonnance du juge-commissaire autorisant des licenciements économiques présentant un caractère urgent, inévitable et indispensable. L'assemblée plénière devait dire si la lettre de licenciement, que l'administrateur est tenu d'adresser au salarié, devait comporter le visa de cette ordonnance. Elle répond par l'affirmative.
Portée approfondie
La sanction est radicale : à défaut de visa de l'ordonnance, le licenciement est réputé sans cause réelle et sérieuse, le terme réputé fermant la discussion. L'arrêt a été rendu sous l'empire de l'article L. 621-37 ancien du code de commerce ; la règle est aujourd'hui portée par l'article L. 631-17, ce qui explique l'absence de renvoi vers le corpus commenté du site.

Relu et validé le 31 août 2026 par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge des procédures collectives et juge-commissaire.

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Commentaire signé, source vérifiée le 29/08/2026. La décision elle-même est consultable sur sa source officielle : seul ce texte fait foi. Le commentaire éclaire la portée pratique, il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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