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Urgence
Cass. ass. plén. · 24/01/2003 · n° 00-41.741

La lettre de licenciement notifiée en période d'observation doit viser l'ordonnance du juge-commissaire, sous peine d'être réputée sans cause réelle et sérieuse

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Arrêt commenté Rendu le 24 janvier 2003 · Source : texte officiel
L'essentiel, tout simplement
  • Pendant un redressement judiciaire, les licenciements économiques urgents doivent être autorisés par une décision du juge-commissaire, appelée ordonnance.
  • La lettre de licenciement envoyée au salarié doit mentionner expressément cette ordonnance.
  • Sans cette mention, le licenciement est automatiquement considéré comme injustifié.
En clair

Quand une entreprise est en redressement judiciaire, l'administrateur peut procéder à des licenciements économiques présentant un caractère urgent, inévitable et indispensable, à condition d'y être autorisé par une décision du juge-commissaire, appelée ordonnance. La Cour de cassation, réunie dans sa formation la plus solennelle, pose une exigence de forme stricte : la lettre de licenciement adressée au salarié doit viser cette ordonnance, c'est-à-dire la mentionner expressément. Si la mention manque, le licenciement est réputé sans cause réelle et sérieuse, autrement dit tenu pour injustifié. Une simple omission dans la lettre suffit donc à faire tomber le licenciement.

À retenir pour ne pas se tromper
  • L'autorisation du juge-commissaire ne suffit pas : encore faut-il que la lettre de licenciement la cite expressément, sinon le licenciement est réputé injustifié.
  • Faites relire chaque lettre de licenciement notifiée pendant la procédure : ici, la forme emporte tout.

Relu et validé le 31 août 2026 par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge des procédures collectives et juge-commissaire.

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Commentaire signé, source vérifiée le 29/08/2026. La décision elle-même est consultable sur sa source officielle : seul ce texte fait foi. Le commentaire éclaire la portée pratique, il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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